Glencore et ses complices : La liste noire des officiels congolais corrompus par le géant minier !

Le couperet est tombé, et il vient de Washington et de Londres. Après avoir plaidé coupable de corruption systémique dans plusieurs pays d'Afrique, le géant suisse du négoce de matières premières, Glencore, a levé un coin du voile sur ses méthodes de prédation en République Démocratique du Congo. Mais ce qui n'était jusqu'ici que des soupçons devient une bombe politique : l'existence d'une « liste noire » de dignitaires congolais ayant perçu des pots-de-vin pour brader les ressources du pays.

Pendant plus d'une décennie, entre 2007 et 2018, Glencore aurait distribué plus de 100 millions de dollars de pots-de-vin à des officiels de haut rang pour obtenir des licences minières à prix cassés et des réductions d'impôts indécentes.

Le système des "Intermédiaires de luxe"

Pour ne pas se salir les mains directement, Glencore utilisait un homme de l'ombre, le milliardaire israélien Dan Gertler (déjà sous sanctions américaines). Gertler agissait comme le pivot entre la multinationale suisse et le sommet de l'État sous l'ère Kabila.

Le mécanisme était d'une simplicité criminelle : Glencore achetait des parts dans des mines d'État via des sociétés écrans appartenant à Gertler, à des prix défiant toute concurrence. En échange, des valises de billets et des virements sur des comptes aux îles Caïmans ou à Gibraltar étaient distribués aux "décideurs" kinois. Le manque à gagner pour le peuple congolais ? Plus de 2 milliards de dollars, soit l'équivalent de la construction de centaines d'écoles et d'hôpitaux.

Qui sont les noms de la "Liste Noire" ?

Si Glencore a payé une amende record de 1,1 milliard de dollars aux États-Unis, les complices congolais, eux, courent toujours. L'enquête pointe des figures de proue de l'ancien régime, mais aussi des personnalités qui ont réussi l'exploit de se "recycler" dans l'actuelle administration.

On y retrouve des anciens ministres des Mines, des directeurs généraux de la Gécamines et des conseillers de l'ombre qui ont validé ces contrats léonins. Ces "intouchables" ont vendu le sous-sol du pays pour quelques millions personnels, condamnant les générations futures à la dette et à l'exploitation.

[Image d'un diagramme montrant les flux financiers entre Glencore, les sociétés écrans de Dan Gertler et le Trésor Public Congolais]

L’impunité : Le mal congolais

Le scandale Glencore n'est pas seulement une affaire étrangère ; c'est le miroir de la faillite morale des élites congolaises. Pourquoi la justice de la RDC ne s'est-elle pas saisie des aveux de la multinationale pour engager des poursuites ? Pourquoi les avoirs de ces officiels corrompus ne sont-ils pas gelés ?

Le silence de la justice congolaise est assourdissant. Il suggère que les réseaux d'influence de Glencore et de ses alliés sont encore assez puissants pour bloquer toute velléité de reddition de comptes.

La fin du pillage à huis clos

Aujourd'hui, sous la pression de la société civile et des partenaires internationaux, le dossier Glencore est une patate chaude. Si Félix Tshisekedi veut réellement incarner le changement, il doit exiger l'extradition des preuves détenues par le Département de la Justice américain (DOJ) et traduire en justice ces "traitres à la nation" qui ont échangé le cuivre et le cobalt du Congo contre des villas sur la Côte d'Azur.

Le dossier Glencore est le procès d'un système où les multinationales et les dictatures se partagent le gâteau sur le dos d'un peuple qui meurt de faim sur un tas d'or. La vérité est sortie des tribunaux américains, elle attend maintenant d'entrer dans ceux de Kinshasa.