Biens mal acquis : Ce que la transition refuse encore de dire sur le trésor des Bongo !

C'est le grand tabou de la "Restauration". Si les images des coffres-forts débordant de billets au domicile de Ian Ghislain Ngoulou (ex-directeur de cabinet de Noureddin Bongo) ont fait le tour du monde, le reste du trésor de la dynastie demeure dans une zone d'ombre totale. Des centaines de propriétés à Paris, Nice, Londres et Dubaï, des comptes numérotés et des participations dans des holdings internationales : l'empire Bongo est estimé à plusieurs milliards d'euros.

Pourquoi le CTRI ne communique-t-il pas sur les procédures de recouvrement international ? La réponse réside sans doute dans la complexité des alliances : toucher au trésor des Bongo, c'est risquer d'exposer les complicités dont ont bénéficié les hauts gradés actuels pendant des décennies. La justice française continue ses saisies, mais à Libreville, le dossier des "biens mal acquis" semble avoir été mis sous l'éteignoir au nom de la "cohésion nationale".